samedi 10 mars 2012

In Vino Veritas

Histoire du Jour



"La femme est une lyre qui ne livre ses secrets qu'à celui qui sait en jouer." Honoré de Balzac

Un négociant trouva un bon moyen de gagner de l'argent. Il acheta à un château de renommée internationale son stock de sur-production qui dépasse le quota AOC imposé par la taille de son vignoble. Le producteur ayant  l'obligation de vendre son surplus en vin de table, le négociant s'en procura en cubitainer et ensuite demanda un autre producteur plus modeste dans sa région de le mettre en bouteille sous son étiquette habituelle. Le résultat fut commercialisé par lui, livré à leur domicile à des d'aficionados recrutés par réseau d'amis sur Internet et Tweeter pour un modique prix cinq fois inférieur au prix officiel du breuvage; considéré comme nectar d'un grand cru par les guides vinicoles.

Moralité de l'histoire : Le breuvage qu'on boit ne correspond  pas toujours à l'étiquette sur la bouteille, ni aux origines déclarées. Mais le résultat est d'autant plus plaisant que le prix modique ne correspond pas à une divine surprise aussi inattendue, ce qui a le don de rendre le produit encore plus alléchant.

Qui se plaindra d'une telle entorse aux règles du politiquement correct. Vivons caché pour vivre heureux d'un tel miracle! Le vin est à l'image de notre monde commercial : plus c'est cher moins c'est accessible, hélas. La rareté commande son propre prix et c'est parfois ressenti comme une exagération. Enigme  du monde et clé de notre regard sur la beauté.

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