dimanche 18 mars 2012

Chronique anticipée des années de braises

To be or not to be...President!



"L'ambitieux se rêve au faite du pouvoir en s'aplatissant dans la boue du servile." de Honoré de Balzac


Encore un film d'anthologie qui raconte les années avant la Toussaint rouge du 1er Novembre 1954 en Algérie, province française à l'époque, prise dans le tournant historique de la tourmente indépendantiste.

Primé à Cannes de la palme suprême en 1975, il parle de la montée des périls et des souffrances de la population autochtone soumise au régime deux poids deux mesures, si complaisamment installé par la quatrième République française à partir de 1946.

Presque quarante ans après la sortie du film, la France connaît un début de crise profonde, structurelle et conjoncturelle, que traduit la double contrainte d'une dette faramineuse, ajoutée à un déficit commercial chronique qui annonce l'accroissement inéluctable de la dette cumulée. Si on n'altère pas davantage, à la fois le train de vie excessif de l'état et les ponctions fiscales insuffisamment imposées aux contribuables, déjà durement touchés par des années de marasmes. Cette situation stagflationniste risque de perdurer, dans la mesure où l'absence de croissance économique et l'envolée de l'énergie liquide fossile importée, très prisée par les pays du BRIC en plein dynamisme économique, vont peser sur le coût des denrées et des produits industriels, alourdissant ainsi le bilan financier de la France; comme sur ceux des pays voisins empêtrés dans la crise actuelle de leur monnaie commune. La flèche du temps, c'est le coût de l'énergie plus que le coût du travail, qui a plombé le chômage structurel par le passé. Cette vérité là risque de paraître de façon encore plus probante dans la décennie à venir. "Go local" sera le cri de demain, c'est à craindre.

Dans un tel scénario de sueur et de larmes en perspective,  qui aurait envie de diriger le pays pendant sa longue traversée du désert? On est en droit de se poser cette question. La marge de manoeuvre étant limitée, celui qui sera l'heureux élu, en Mai 2012, risque de boire le calice jusqu'à la lie et payer le prix fort en 2017, lors des prochaines échéances. Ne serait-il pas plus judicieux de laisser cette tâche ingrate à un autre que soi-même... est une question qui doit traverser tous les esprits qui postulent à ce suffrage présidentiel.

Espérons que le courage et l'abnégation soient plus forts que l'esprit cynique du renoncement et du calcul politicien. Il  y a du travail à accomplir tant en France que dans l'ensemble du continent Européen qui joue son avenir pour les trente prochains années. Mais le peuple français n'acceptera pas un régime de complaisance qui se contentera de faire perdurer le statu quo inefficace, signe d'une régression profonde, comme en Algérie d'antan.

Hamlet doit se sacrifier pour que le Royaume du Danemark survive. C'est écrit ainsi!

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